28 décembre 2006
Pékin, Temple des Lamas
Jeudi 28 décembre 2006
Visite du Temple des Lamas
Une architecture remarquable...

La femme L’homme
Un peu d'histoire sur le Temple des Lamas...
Le Temple des Lamas (Yonghegong en chinois mandarin ce qui signifie littéralement Palais de l'harmonie éternelle) est le plus grand et sûrement le plus beau temple lamaïste de Pékin (Beijing). Situé au nord-est de la ville il est encerclé par le temple de Confucius (KongMiao) et par l'autel de la Terre (Gong Yuan). Ce complexe érigé en 1694 fut d'abord la résidence d'un prince, les premiers Lamas s'installèrent dans un des pavillons en 1732. Il abrite actuellement 70 moines. Le temple est établi autour de 5 cours qui se succèdent en long.
L'avant cour transformée de nos jours en jardin précède l'Entrée principale menant à la première cour, elle contient deux majestueuses horloges appelées le Tour du tambour et le Tour de la cloche, ensuite vient la première salle de culte, la Salle des Rois Célestes puis vient la Salle de l'Eternelle Harmonie abritant des statues des Bouddhas du passé, du présent et du futur et de dix-huit statues de "Luohan" en bois doré d'époque Yuan. Dans la Salle de l'Eternelle Protection, au fond de la troisième cour l'on trouve trois autres statues monumentales, celle du Bouddha de la médecine à droite, celle du Bouddha de la longévité au centre et à gauche celle du Lama qui initia l'Empereur QianLong (1736-1796). La cinquième et dernière cour est close par le Pavillon des Dix-Mille Bonheurs; ce bâtiment s'élevant sur deux étages abrite un Matreya (Milefo en mandarin), colossale statue du Bouddha à venir, de 18 mètres de haut taillé dans un seul tronc de Santal que le septième Dalaï-lama offrit à l'Empereur QianLong.
Le Temple des Lamas est une ancienne résidence de l'Empereur Mandchou Yongzheng (1723 / 1736). Lors de son règne, il fit recouvrir le temple de tuiles jaunes (couleur de l'Empereur) et agrandi ce palais en le dotant d'un grand parc et de nombreux bâtiments. Lorsque l'Empereur alla s'établir dans la cité, il fit don de son palais aux moines et c'est la raison pour laquelle ce temple a encore conservé ces tuiles jaunes.
Le temple des Lamas est encore à ce jour un lieu de prières et de méditation. Des moines logent dans ce temple. Le calme qui règne dans le parc est propice à la ballade, et les visites des bâtiments intéressantes. Dans l'un d'entre eux le temple des milles Bouddhas, vous pourrez voir une statue en bois de santal représentant Bouddha d'une hauteur de 18m. Vous verrez également une représentation du mont Sumeru qui d'après la tradition Bouddhique représente le centre du monde. Dans les salles des représentations de la réincarnation de Bouddha et de ses disciples. A l'entrée des temples ce qui est frappant pour nous ce sont des représentations de monstres destinés à éloigner les mauvais esprits.
29 décembre 2006
Journée au ski
Vendredi 29 décembre 2006
Journée au ski à Nanshan

Le massage chinois
中国国际广播电台

Le massage chinois (Tui Na) fait partie des arts thérapeutiques de l’ancienne médecine chinoise traditionnelle au même titre que l’acupuncture ou la phytothérapie. Alors que le massage chinois est pratiqué couramment en Chine depuis plus de 4000 ans et qu’on y a recours actuellement dans tout le pays, il est encore pratiquement inconnu en occident.
Le terme « Tui Na » vient du chinois exprimant le caractère à la fois vigoureux et pratique de cette méthode thérapeutique : Tui signifie pousser et Na saisir. Ce massage ne soulage pas seulement les muscles ou les articulations mais agit plus profondément, sur le mode de circulation de l’énergie vitale à travers le corps tout entier.
D’après la philosophie chinoise, cette énergie vitale ou Qi imprègne l’univers tout entier : c’est la force dynamisante à la base de toute vie. Dans notre corps, le Qi circule à travers des canaux appelés méridiens, apportant de l’énergie aux organes, aux tissus, et sur le plan psychologique.
Le massage chinois utilise des pressions le long des méridiens, sur des points spécifiques affectant ainsi la circulation du Qi, pour la rendre plus libre et plus régulière. La répartition du Qi à travers le corps a de profondes répercussions sur le bien-être : émotionnellement, intellectuellement, spirituellement autant que physiquement.
Le massage chinois est particulièrement efficace pour les douleurs musculaires et articulaires dues à la pratique d’un sport à l’usure naturelle, au stress. Outre la décontraction musculaire, le massage chinois modifie la circulation du Qi (énergie) pour rééquilibrer les blocages énergétiques sous jacents liés au stress. En plus de soulager certaines douleurs, le massage chinois renforce la vitalité et le bien être, stimulant ainsi le système immunitaire.
Après des mouvements de pétrissage vigoureux, les muscles et les tissus sont à la fois détendus et tonifies. Le massage chinois permet une stimulation complète des systèmes osseux et musculaires ainsi que des organes internes. En rééquilibrant la circulation du Qi, le massage chinois revigore l’esprit et les émotions.
30 décembre 2006
La Grande Muraille - Le Palais d'été (Pékin)
Samedi 30 décembre 2006
La Grande Muraille de Chine.
Nous avons gravi la Grande Muraille et atteint ainsi notre "bravitude" ce jour-là ! C'était magnifique, surtout sous la neige! Cependant les marches étaient un peu rudes! Nous étions sur le tronçon de Badaling (voir plus bas pour les explications).


La Grande Muraille de Badaling :
Située au nord de la Passe de Juyongguan, à plus de 60 Km de Beijing, elle se trouve dans un réseau de transport, où la communication est facile, donc s’appelle Badaling (Montagne en trafic dans toute direction).
Le fortin de la muraille a été construit en 1505 (18e année du règne de Hongzhi de la dynastie des Ming). A l'est et à l'ouest du fortin sint construites deux portes. Sur la porte de l'est est inscrit "Juyong Waizhen" (poste extérieur de Juyong). A l'ouest, sur le panneau d'inscription est écrit "Beimen Suoyue" (clé de la porte nord). Un chemin relie les deux portes, et l'endroit est si escarpé qu'un homme seul peut empêcher 10 000 soldats ennemis de passer (one man alone could keep 10 000 enemy soldiers at bay). Tout comme on dit que Juyongguan est la porte de Beijing antique, Badaling en est la serrure forte.
Quand on monte sur le fortin de Badaling, en regardant les tours, les fortins et les murailles serpentant sur les faîtes des montagnes, on croit que la Grande Muraille s’envole comme un dragon géant. On voit un paysage grandiose, splendide ! Le mur est haut et solide, 7,8 m de haut en moyenne. La base est maçonnée avec des pierres cuboïdes de plus de 500 kg. Le sommet de la Muraille est suffisamment large pour que 5 chevaux, ou 10 personnes puissent marcher côte à côte. A l’extérieur du mur ont été construit des postes de guet et des trous pour tirer des flèches.
Watchtowers and battlements are built at 500 metre intervals, where soldiers took up their lodgings, stored their weapons and keep guard.
The climate at Badaling is marked by four distinct seasons. In spring, the place is taken over by a riot of flowers ; in summer the wind blow and gentle and soothing ; in autumn, the mountains are dyed crimson by autumn leaves ; and in the winter the entire place puts on a thick snow mantle. Visitors to Badaling may also visit the Great Wall Museum and go to a local cinema to learn something about the history of the Great Wall.
Un peu d’histoire…
En 220 av. J.-C., sous Qin Shihuangdi, des sections de fortifications antérieures ont été reliées pour former un système de défense unifié contre les invasions venant du nord. La construction s’est poursuivie sous la dynastie des Ming (1368-1644), alors que la Grande Muraille est devenue la plus grande structure militaire du monde. Son importance historique et stratégique ne peut rivaliser qu’avec sa signification architecturale. Ce site a été inscrit au patrimoine mondial en 1987. − Comité du patrimoine mondial, Unesco.
La construction de la Grande Muraille a commencé aux IXe et VIIIe siècles av. J.-C., et elle s’est poursuivie pendant plus de 2 000 ans. Si on faisait le total de toutes ses constructions et de ses divers tronçons qui s’étirent dans la vaste région de la Chine du Nord et du Centre, la Grande Muraille s’étendrait sur une longueur de plus de 50 000 Km. En effet, les registres historiques montrent que depuis les Royaumes combattants, plus de 20 États féodaux et dynasties impériales ont commencé la construction de murs de défense. En d’autres mots, on a utilisé plus de briques, de pierres et de terre qu’il n’en faut pour construire une route moderne de dix mètres de largeur et de cinquante centimètres d’épaisseur et qui ferait dix fois le tour de la planète. Ces données stupéfiantes font que la Grande Muraille mérite bien sa réputation de « huitième merveille du monde ».
La construction de la Grande Muraille remonte à la dynastie des Zhou, au IXe siècle av. J.-C., alors que l’empereur Xuandi a fait bâtir des murs de défense dotés de tourelles pour protéger le pays des Barbares du Nord. Durant les Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), les seigneurs ont aussi fait construire leurs murs pour préserver leur portion de pays. À cette époque, la longueur des murs n’était pas très élevée, de quelques centaines à quelques milliers de mètres seulement. Pour les distinguer des 10 000 li construits par les empereurs Qin, les historiens les qualifient de « murs pré-Qin ».
En 221 av. J.-C., l’empereur des Qin a conquis les six autres États et a unifié le pays. Pour renforcer cette unité et préserver la paix que les Hun tentaient de perturber, il a envoyé le général Meng Tian pour écarter ces envahisseurs, et il a mobilisé 300 000 travailleurs pour relier les murs des six États. La Grande Muraille des Qin commençait dans l’ouest, dans la province du Gansu, pour traverser la région autonome hui du Ningxia, les provinces du Shaanxi et du Shanxi, la région autonome de Mongolie intérieure et les provinces du Hebei et du Liaoning pour se terminer dans le fleuve Yalu. Elle s’étendait donc sur 5 000 km ou 10 000 li.
L’empereur Wudi des Han a également fait effectuer différentes constructions de la Grande Muraille pour protéger les régions le long du grand coude du fleuve Jaune. La Grande Muraille des Han a atteint 10 000 km. On peut découvrir ses vestiges le long d’une ligne allant de la région autonome ouïgoure du Xinjiang à la province du Hebei. La route de la Soie longeait la muraille pour la moitié de son trajet. La construction de la muraille a aussi continué pendant les dynasties suivantes. Étant donné les invasions des Tartares et des Oïrats mongols, la dynastie des Ming a commencé des travaux de rénovation qui ont duré 200 ans. La Grande Muraille que l’on voit aujourd’hui est pour l’essentiel la muraille des Ming, allant de Shanhaiguan (la passe Shanhai), à l’est, à Jiayuguan (la passe Jiayu), à l’ouest, sur une longueur de 5 660 km. Durant le règne de l’empereur Kangxi des Qing, la construction de grande envergure a pris fin, mais certains ouvrages ont continué au plan local. On peut dire que la construction de la Grande Muraille n’a jamais été interrompue complètement en 2 000 ans, soit de l’époque des Royaumes combattants à la dynastie des Qing.
Les registres historiques indiquent que, durant la dynastie des Qin, la construction a rassemblé des centaines de milliers de paysans, en plus des 300 000 à 500 000 soldats mobilisés, et au plus fort des travaux, il y a eu quelque 1,5 million de personnes.
Un système de défense complet
La Grande Muraille n’est pas seulement un mur, mais un système de défense intégré de divers murs, tours de guet et tours de feu de signalement sous le contrôle d’échelons militaires définis. Par exemple, sous les Ming, il y avait neuf sections relevant de différentes responsabilités militaires que l’on qualifiait de « Neuf Défenses vitales aux frontières ». On assignait un commandant, relevant directement du ministère national de la Défense, à chaque défense. En tout, environ un million de soldats ont été déployés le long de la Grande Muraille pour préserver la nation. Au cours des 2 000 ans de construction de la muraille, le peuple chinois a appris beaucoup sur les ouvrages de défense (harmonisation avec la topographie, localisation des forces militaires, matériaux de construction, etc.)
Le format des murs a varié selon les exigences de la topographie et de la défense. Dans les plaines et les passages stratégiques, les murs étaient très hauts et solides, alors qu’ils étaient bas et étroits dans les montagnes élevées et abruptes pour réduire les coûts en argent et en labeur. Dans les lieux qualifiés « d’impossibles », les crêtes de montagnes tenant lieu de murs étaient incluses, et on les a qualifiés de « murs de montagne abrupte »; dans d’autres cas, ces crêtes étaient découpées en falaises et on en parlait comme des « murs de montagne coupée ».
Dans certains endroits comme Juyongguan ou le tronçon de Badaling, règle générale, les murs ont sept à huit mètres de haut, quatre à cinq mètres d’épaisseur dans leur partie supérieure et six à sept mètres dans le bas. À l’intérieur de la partie supérieure, il y a un rempart parapet d’un mètre qui empêchait les soldats de tomber, des créneaux de deux mètres de haut, ainsi que des orifices pour tirer ou lancer des pierres. Dans les sections stratégiques, la partie supérieure est bloquée par une série de murs transversaux pour empêcher l’ennemi de grimper. Durant la dynastie des Ming, le général Qi Jiguang, célèbre pour avoir défait des pirates japonais, a amélioré beaucoup le système de défense de la Grande Muraille, en y ajoutant des tours de guet et des entrepôts d’armes et de munitions.
Les passes sont des points stratégiques défensifs tout au long de la muraille. Un dicton révèle : « Un seul soldat dans une passe suffit à stopper une armée », ce qui illustre bien leur importance. La Grande Muraille des Ming avait près de 1 000 passes, et les principales villes à proximité supervisaient des passages de moindre importance, tels que la dizaine de ceux près de Shanhaiguan.
Les tours de feu de signalement formaient l’un des composants essentiels du système de défense et un moyen efficace de transmettre les informations militaires. Bien que ce moyen eut été utilisé bien avant, la Grande Muraille en a tiré un meilleur parti et l’a perfectionné. On utilisait la fumée comme signal durant le jour et le feu, la nuit. Le nombre des envahisseurs était rapporté en utilisant un nombre spécial de feux ou de fumée. Durant les Ming, des sons d’explosion ont été ajoutés pour renforcer l’effet.
En tant que système de défense, la Grande Muraille traverse des montagnes, des déserts et des prairies, des falaises et des rivières et harmonise sa structure à la complexité de la topographie. C’est une merveille d’architecture ancienne. Dans le désert, où le sable est abondant et où les pierres et les briques étaient inexistantes, la Grande Muraille des Han a ingénieusement combiné le conglomérat résistant à la pression avec les branches de saule rouge qui résistent à l’étirement. Dans le plateau de lœss, la Muraille a été construite à partir de terre battue ou de briques d’argile. Durant les Ming, on a empilé des pierres, des briques ou les deux. La surface était pavée, de manière à ce que l’herbe ou les arbres ne poussent pas dans les interstices. Les douves protégeaient la muraille contre les effets néfastes des pluies.
Un trésor culturel et un monument commémoratif
La Grande Muraille est un jalon de l’histoire de Chine qui illustre la culture et l’art qui se sont déployés pendant plus de 2 000 ans. En plus des ouvrages architecturaux typiques de la muraille, il y a également quantité de poèmes, chants, histoires et opéras locaux qui s’y rapportent. En outre, depuis sa construction, la Grande Muraille a été le témoin de nombreuses scènes héroïques. On y a livré des batailles illustres, et la perte de la Grande Muraille a souvent donné lieu à des renversements de dynasties. Ces batailles célèbres ont engendré bon nombre de personnages héroïques, tant sur le plan militaire que politique, ce qui a grandement enrichi la valeur culturelle de cette ancienne architecture. Aujourd’hui, les touristes du pays et de l’étranger sont encouragés à escalader la Grande Muraille par ces lignes : « Celui qui n’a pas escaladé la Grande Muraille n’est pas un homme véritable. »
Sites d’intérêt
Shanhaiguan. C’est le point final de la Grande Muraille à l’est, une forteresse stratégique des Ming située à 25 km de Qinhuangdao, province du Hebei. De tout temps, cet endroit a été un passage stratégique. Le mot Shanhai, qui signifie « montagne » et « mer » en chinois, vient de sa localisation : montagne derrière et mer, devant. La forteresse avait la réputation d’être un « passage de fer et un verrou doré de la Grande Muraille ». Du haut de Shanhaiguan, le panorama est splendide. La Grande Muraille s’étire des deux côtés, au sud jusque dans l’océan, endroit appelé couramment Laolongtou, et au nord, jusqu’à la colline de la Joie.
Tronçon de Niujijiao. Ce tronçon fait référence au troisième col du mont de la Corne, à huit kilomètres au nord-est de Shanhaiguan. En raison de l’altitude du mont et de la profondeur des vallées, ce tronçon semble agrippé sur la crête avant de redescendre dans la vallée et de remonter vers la cime opposée. On surnomme ce tronçon : la « Grande Muraille suspendue sens dessus dessous ». C’est une vue spectaculaire.
Tronçon de Huangyaguan. C’était une importante forteresse de la Grande Muraille septentrionale de la dynastie des Ming, au pied du mont Yanshan, à 20 km du district de Jixian, ville de Tianjin. Ce tronçon a été construit en 556. Autour de la passe, il y a des dizaines de tours de guet, et sur le mont, de nombreuses pagodes. À un kilomètre à l’extérieur de la passe, il y a une tour de guet ronde de 23 m de haut : la tour du Phénix. Le district de Jixian offre de bons services de transport vers la passe.
Tronçon de Simatai. Ce tronçon a quelque 5 km de long. L’entrée de la passe est réellement abrupte. À cet endroit, la muraille s’élargit ou se rétrécit selon la crête rocheuse en lame de rasoir. On y trouve non seulement une voie large pour chevaux, mais aussi les escaliers « échelle céleste » le long des crêtes abruptes. Sur une courte distance, le modèle de la muraille et des tours de guet varie beaucoup.
Tronçon de Gubeikou. C’est un tronçon situé dans le district de Miyun de Beijing. Sur le plan géologique, c’est un tronçon très dangereux, et il contrôle le passage important allant de Beijing aux plateaux frontaliers. Il relie deux monts pour en faire une défense puissante. De nombreuses batailles célèbres y ont eu lieu.
Tronçon de Badaling. Ce tronçon se classe parmi les « neuf forteresses sur Terre », et il est le premier passage crucial de la Grande Muraille. Il représente la quintessence de la Grande Muraille des Ming. Ce tronçon, dont le nom signifie « qui mène dans toutes les directions », est situé à 80 km de Beijing. Il était difficile à attaquer et très gardé. On peut encore y voir l’inscription ancienne « barrière naturelle».
Tronçon de Jinshanling. Ce tronçon s’étire sur plus de 1 000 km, de Shanhaiguan jusqu’à l’ouest du district de Changping, Beijing. Il y a plusieurs tours de guet de formes variées (carrées, rondes, elliptiques ou en L) à cet endroit. On le surnomme le « deuxième Badaling ». Ce tronçon est situé à 4 km de l’autoroute Beijing-Chengde; il est donc facilement accessible.
Tronçon de Mutianyu. Ce tronçon a été bâti sur des crêtes montagneuses, à 20 km au nord-ouest du district de Huairou, Beijing. Il tire parti de la barrière naturelle du mont Jundu comme protection essentielle du nord de la capitale. Avec Juyongguan et la Cité pour garder les frontières, il forme un système de défense complet. Dans ce tronçon, les remparts ont de cinq à sept mètres de haut, et la voie pour les chevaux, quelque quatre mètres. Sur le dessus des murs, il y a des créneaux pour tirer, et les tours de guet sont près les unes des autres. On dit que ce tronçon est très caractéristique des structures de la Grande Muraille. C’est aussi un site touristique intéressant, car il est entouré de ruisseaux. On dit qu’on y trouve les plus belles scènes de la Grande Muraille.
Juyongguan. C’est une autre porte importante de la Grande Muraille, située à quelque 50 km au nord-ouest de Beijing. Cette passe est située entre de hautes montagnes dans une vallée de quelque 20 km. De tout temps, l’endroit a été un passage militaire incontournable. Gengis Khan y a combattu. À l’intérieur du portique d’entrée, on trouve des gravures de plus de 2 000 bouddhas, un chef-d’œuvre de la dynastie des Yuan. Cette passe fait partie des huit beaux sites de Beijing.
Pingxingguan. C’est le tronçon de la Grande Muraille intérieure des Ming, une forteresse importante au pied de la colline Pingxing, dans le nord-est de la province du Shanxi. Une ville est située à droite de l’entrée de la passe. Au nord et au sud, se dressent les monts Wutai et Hengshan. Cette passe relie la passe Yanmen dans l’ouest à la passe Zijing, dans l’est. Durant la guerre de Résistance contre l’agression japonaise, la Huitième Armée de route, dirigée par le PCC, y a attaqué l’armée japonaise en 1937 et a remporté une éclatante victoire.
Niangziguan. C’est la passe méridionale des trois passes intérieures de la Grande Muraille des Ming. Elle est située dans la province du Shanxi et forme une barrière naturelle des provinces du Shanxi et du Hebei. Le chemin de fer Shijiazhuang-Taiyuan passe tout près, et du train, on peut y voir des scènes étonnantes de tours et de cols.
Yanmenguan. C’était un passage stratégique durant les Ming, à l’entrée de la gorge Yanmen, province du Shanxi. Des monts et des monts entourent cette passe et une route menant vers la ville traverse une gorge périlleuse.
Jiayuguan. C’est l’extrémité ouest de la Grande Muraille. Cette passe est située à quelque 40 km de la ville de Jiuquan, dans le nord-ouest de la province du Gansu. Bâtie en 1375, on dit qu’elle est la « passe no 1 des prouesses sur Terre ». Sur le plan militaire, elle assurait la sécurité de la région à l’ouest du fleuve Jaune durant les Ming, et sur le plan architectural, elle est un jalon parmi les anciens bâtiments militaires encore intacts. Cette passe occupait une position qui était très difficile à assiéger, et elle a toujours été un passage stratégique. La route de la Soie y passait aussi. Cette passe est située à proximité du chemin de fer Lanzhou-Xinjiang et de l’autoroute. Il est donc facile de s’y rendre.
Muraille suspendue. Ce tronçon particulier est situé à 7,5 km au nord de Jiayuguan, à l’entrée de la gorge Shiguan, ville de Jiayu. Des sections sont aussi planes que le sol, alors qu’en d’autres endroits, elles sont abruptes comme des falaises. De plus, il y a 200 m de cette muraille qui ont été construits sur une crête de 150 m de haut, avec une pente de 45 degrés, d’où le nom de muraille suspendue.
Conseils pour la visite
Transport : Pour les tronçons situés près de Beijing, des autocars touristiques partent de Qianmen, Xuanwumen, de la gare de Beijing et de Dongdaqiao. Il est aussi possible de prendre le train de la gare de Beijing. Par l’autoroute, quarante minutes suffisent pour se rendre au tronçon de Badaling.
Visite du Palais d’été (Summer Palace) l’après-midi.
Chine - Palais d'Eté, Jardin impérial de Beijing
Une bouffée d'oxygène ! Pour échapper l'espace d'une journée à cette immense ville de 13 millions d'habitants qu'est Beijing, rien de tel qu'une journée dans le Palais d'Eté, à 12 kilomètres de la capitale. Il s'agit en fait d'un grand parc, l'ensemble couvre près de 3 km2 dont les trois-quarts sont occupés par le lac Kunming. Les raisons pour lesquelles l'Unesco a classé ce site sur la liste du Patrimoine Mondial en 1998 sont évidemment culturelles et historiques, mais pas seulement : ce sont ses qualités esthétiques et harmonieuses qui en font l'un des principaux attraits. Nous n'avons pas été déçus.
Le Palais d'Eté est à l'origine l'un des jardins impériaux créés sous la dynastie Qing au XVIII ème siècle, agrandi et embelli par l'empereur Qianlong peu de temps après. Le jardin et les édifices qu'il contenait ayant été détruits pendant la Deuxième Guerre de l'Opium (1856-1860), il est reconstruit à la fin du XIX ème siècle par l'empereur Guangxu, puis à nouveau sérieusement endommagé au cours du soulèvement des Boxers en 1900 ; restauré deux ans plus tard, il devient un parc public en 1924.
La richesse culturelle du parc est incomparable. Nous sommes tout simplement en un lieu qui combine les différentes pensées, croyances et philosophies du peuple chinois. Parmi les nombreux bâtiments que l'on découvre dans cette enceinte (ils sont au nombre de 3000!), les palais présentent des structures et un agencement lié au système féodal établi par Confucius. Les édifices religieux présents sur la colline de la Longévité, quant à eux, sont de confession et d'inspiration bouddhique. Enfin, au coeur du lac se dressent trois îles mises en valeur selon la philosophie taoïste. Elles correspondent à l'un des éléments fondamentaux du jardin chinois traditionnel ; l'île du Sud est reliée à la terre par le superbe Pont aux Dix-Sept Arches ; quant au lac Kunming dans son ensemble, il adopte nombre de caractéristiques naturelles de la région Sud du fleuve Yangtze.
Les touristes et autres promeneurs sont nombreux mais la vaste étendue du parc permet de suffisamment "diluer" les visiteurs. C'est donc dans un calme relatif mais très appréciable que nous sommes allés à la découverte des palais, pagodes et autres temples en suivant tantôt les chemins qui parcourent la colline verdoyante et en longeant à l'occasion les bords du lac ou des petits étangs.
Les noms donnés aux différents éléments du parc nous font inévitablement sourire : la tour de Fragrance du Bouddha, le Hall qui Dissipe les Nuages, le Temple de la mer de Sagesse, le Jardin du Plaisir Harmonieux, etc. L'ensemble nous délivre une agréable touche féerique et ce charme ne provient pas uniquement de ces noms doux à l'oreille.
Car nous l'avons dit, c'est bien l'esthétisme qui est le maître mot en cet endroit. Collines, plans d'eau, jardins, palais, ponts, îles... Leur intégration constitue une harmonie propre aux théories de l'art paysagiste chinois. Le jardin impérial est une tradition importante en Chine ; le Palais d'Eté en est un exemple authentique qui malgré les agressions subies au cours de ces derniers siècles, a été restauré et conservé avec un goût toujours conforme à l'esprit dans lequel il avait été conçu dès l'origine. Une découverte du Palais d'Eté est un plaisir pour les sens ; il enchante tout autant les amateurs d'histoire et de culture que les simples promeneurs en quête de bien-être.
31 décembre 2006
Cité Interdite - place Tian'anmen - Pékin
Réveil de bonne heure et de bonne humeur !
Visite de la cité interdite.
La Cité Interdite
Chine - Cite Interdite (Palais impérial des dynasties Ming et Qing)
La Cité Interdite ne l'est plus. C'est du moins ce que le gouvernement chinois a décidé à propos de cette enceinte historique qui devint un musée dès 1925 à l'abdication du dernier empereur Qing. Pendant cinq siècles le Palais Impérial de Pékin fut le siège du pouvoir suprême des empereurs chinois Ming et Qing. Les travaux de construction entrepris entre 1406 et 1420 par l'empereur Yongle nécessitèrent une main d'oeuvre colossale estimée à un million d'ouvriers pour mettre en place architecturalement, l'expression de la toute puissance du Fils du Ciel aux commandes de l'Empire du Milieu.
Dans cette enceinte de 960 mètres sur 760, délimitée par des remparts massifs de 10 mètres de haut dominant des douves larges de 52 mètres, les empereurs trônaient au centre du palais dans la Salle de l'Harmonie Préservée, ne sortant de l'enceinte que dans de très rares occasions. De ce fait, coupés du monde réel, le pays était dirigé de manière parfois chaotique par certains empereurs plus attachés à batifoler avec leurs concubines, le pouvoir étant alors en réalité tenu par les eunuques du palais. Dans les dernières années de la dynastie Ming, ils dirigeaient pratiquement le pays de par leur nombre important (entre 70 000 et 100 000), ayant réussi à imposer leur pouvoir politique malgré les décrets qui devaient légalement les tenir éloignés de cette scène.
Aujourd'hui le gouvernement chinois souhaiterait que l'on appelle la Cité Interdite le Palais Musée. Quel que soit son nom, la visite des lieux est un grand moment au double sens : grand car historiquement nous pouvons replonger dans l'histoire des empereurs de Chine et flâner dans des zones strictement préservées du commun des mortels il y a moins d'un siècle, et grand moment car il faut des heures pour parcourir toutes les allées, tous les temples, toutes les salles et galeries.
Les édifices que nous pouvons admirer et visiter aujourd'hui datent pour la plupart du XVII ème siècle car la Cité Interdite a été restaurée de très nombreuses fois à la suite notamment des nombreux incendies qui se sont déclarés dans l'enceinte. Le palais fut même réduit en cendres en 1664 par les Mandchous, brûlant par la même occasion des livres précieux et des calligraphies centenaires. Aujourd'hui rares sont les pièces originales encore visibles car les pillages furent également nombreux. Le plus grand date du XX ème siècle quand le Guomindang, à la veille de la prise de pouvoir par les communistes en 1949, emporta des milliers d'objets à Taiwan où ils sont aujourd'hui visibles au musée national de Taipei.
Dès que l'on sort des "grands axes" on se retrouve dans des allées colossales ménagées entre les palais et, seul l'espace d'un instant, on imagine alors la vie de ses habitants, coincés une vie entière entre ces murs.
C'était effectivement le sort des empereurs et de leurs concubines. Certaines d'entre elles, choisies lors de concours de beauté organisés à travers les provinces, entraient dans la cité alors qu'elle n'avaient que 14 ou 16 ans et passaient alors leur vie dans les différents palais plus ou moins éloignés de celui de l'empereur. Il est très difficile de faire une description détaillée de l'ensemble car on dénombre 9000 pièces d'habitation. Une voie principale pénètre dans la Cité Impériale par la Porte de la Paix Céleste (Tian an Men) et dans la Cité Interdite par la Porte du Méridien (Wu Men). Franchissant la Porte de l'Harmonie Suprême (Tai He Men) on accède aux trois palais principaux d'où le Fils du Ciel régnait : Le Palais de l'Harmonie Suprême, celui de l'Harmonie Parfaite et enfin celui de l'Harmonie Préservée.
Au sud se trouvent les parties officielles et au nord les quartiers privés où résidaient l'empereur et sa famille. D'est en ouest s'étendent divers palais construits dans des espaces clos, demeures familiales où logeaient les épouses, les concubines et leurs enfants, chacun vivant séparé dans ces palais indépendants possédant chacun une cour ou un jardin.
L'ensemble, grâce aux restaurations successives est très bien conservé et aujourd'hui en 2006, le Palais de l'Harmonie Suprême est fermé au public pour cause de travaux. Le gouvernement de la République de Chine a classé la Cité Interdite comme monument historique majeur dès 1961, et en 1987 l'Unesco l'inscrivait sur la liste du Patrimoine Mondial ce qui a élevé son statut international. De ce fait le travail de conservation du gouvernement a été encore accru et de nombreuses campagnes de rénovations ont eu lieu débloquant des millions de Yuans nécessaires aux travaux.
Aujourd'hui il n'y a plus de bâtiments nécessitant une intervention vitale et des projets titanesques ont été menés à bien comme la rénovation des douves et des murs d'enceinte. Il semble que ce soit une réussite sur le plan de la conservation et le touriste en visite ici en bénéficie largement. Le prix de l'entrée est raisonnable, les guides "humains" nombreux et les « audio-guides » exhaustifs, peut être même un peu trop, mais ils sont bien utiles pour appréhender ces lieux et leur histoire. Il faut juste s'armer d'une bonne paire de jambes et des heures nécessaires à la visite de l'ensemble de ce Palais Musée qui se pose légitimement comme un de sites incontournables d'une visite en Chine.
Architecture :
La plupart des bâtiments ont été construits en bois. Les grosses colonnes en bois dressées sur des socles de marbre supportent la toiture magnifiquement décorée et couverte de tuiles vernissées jaunes. Les principaux bâtiments jalonnent l’axe central qui est aussi l’axe de la ville de Beijing, et les autres se répartissent sur les deux côtés, en respectant le principe de la symétrie. Toute la disposition offre un aspect majestueux.
L’architecture a divisé la Cité Interdite en deux parties : la cour extérieure et la cour intérieure. La Cour extérieure, où le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles, abrite la salle de l’Harmonie Suprême (Taihe), la salle de l’Harmonie Parfaite (Zhonghe) et la Salle de l’Harmonie Préservée (Baohe) ainsi que les bâtiments latéraux principaux--la salle de la Gloire Littéraire (Wenhua) et la Salle des Prouesse Militaire (Wuying). La cour intérieure comprend surtout le palais de la Puret ?Céleste (Qianqing), la salle de l’Union (Jiaotai) et le palais de la Tranquillité Terrestre (Kunning), qui sont entourés respectivement par les six Palais de l’Est et les Six Palais de l’Ouest. La cour intérieure servait de cabinet de travail à l’empereur et d’appartements à la famille impériale et aux concubines.
En somme, le Palais impérial est une cristallisation de la culture et de l’histoire chinoises cinq fois millénaire.
Pourquoi les tuiles du Palais impérial sont-elles jaunes, et les murs rouges ?
Il s’agit sans doute là une expression de l’ancienne conception esthétique des Chinois. Dans l’antiquité déjà les Chinois estimaient que le jaune était une couleur noble et que le rouge représentait le bonheur et la joie. D’après les archéologues, les Hommes de Pékin qui vivaient il y a une centaine de milliers d’années, avait l’habitude de décorer leurs cavernes avec la couleur rouge.
Selon des documents historiques de l’époque, à partir de la dynastie des Song (960-1279), les bâtiments impériaux étaient couverts de tuiles jaunes. A l’époque des Ming et des Qing, les règlements du gouvernement stipulèrent que seuls les bâtiments impériaux--les palais, les tombeaux, et les monastères construits sur l’ordre de l’empereur--pouvaient utiliser les tuiles jaunes vernissées. Ceux qui osaient enfreindre les règlements risquaient d’être condamnés à mort.
Cependant, il y a quelques exceptions. Par exemple, dans l’enceinte de la Cité Interdite, on trouve également des bâtiments recouverts de tuiles ordinaires, qui ne faisaient pas partie des quartiers d’habitation de l’empereur. Par exemple, les trois salles du sud (Nansansuo) situées près de la porte Donghuamen supportent une toiture de tuiles vernissées vertes, car elles correspondaient aux logements des princes ; le pavillon de la Culture (Wenyuan) qui abritait une bibliothèque est recouvert de tuiles vernissées noires. Selon les croyances superstitieuses de l’époque, le noir représente l’eau. On pensait que les tuiles noires pourraient prévenir le feu et protéger les collections de livres.
Savez-vous combien d’ouvriers ont participé aux travaux de construction de la Cité interdite ? Et d’où provenaient les bois d’œuvre et les pierres utilisés ?
D’après des documents historiques, la construction de la résidence impériale date du début des Ming. Quelque 100 000 artisans et un million de paysans de corvée y ont travaillé.
Les pierres venaient de Fangshan et de Panshan, près de Beijing, tandis que le bois d’œuvre provenait de forêts vierges situées dans le Sichuan, le Guizhou, le Guangxi, le Hunan et le Yunnan. Les arbres abattus étaient descendus d’abord par les crues des hautes montagnes, avant d’être transportés à Beijing par voie fluviale.
Pourquoi la toiture des bâtiments de style traditionnel porte toujours des avant-toits relevés ?
Les anciens bâtiments de style traditionnel sont construits en bois. Cependant les colonnes de bois enfoncées dans la terre, qui supportent la toiture, sont sujettes à la pourriture. A l’époque, on choisit d’envelopper ces colonnes dans des murs épais. Mais le problème n’était pas résolu. On allongea ensuite les avant-toits qui protégeaient les murs du soleil et de la pluie. Cependant, l’intérieur des salles était devenu très sombre, car la lumière y pénétrait difficilement.
Pour faciliter l’écoulement de la pluie de la toiture, on a accru l’inclinaison de celle-ci. Mais les chutes d’eau rapides abîmaient également les fondements. Pour résoudre ce problème, les architectes anciens ont incliné profondément le sommet pour lui donner ensuite une forme concave et l’eau s’écoule des quatre côtés. Ainsi, non seulement l’eau de pluie coule beaucoup moins rapidement, mais on a aussi un bâtiment nettement mieux éclairé. Les quatre angles relevés embellissent en outre la toiture, tout en lui conférant un aspect imposant.
Les grosses briques carrées utilisées pour paver le sol sont appelées briques d’or. Elles ont été fabriquées principalement à Su-zhou. Le processus de fabrication était compliqué. D’abord, il fallait sécher, moudre, puis tamiser et pétrir la terre argileuse avant de l’introduire dans les moules. Au bout de huit mois, on entassait les briques crues dans les fours alimentés par des branches de sapin. La cuisson durait 130 jours, et les briques bien cuites devaient encore être trempées dans de l’huile d’abrasion. Lisses et lumineuses, ces briques se caractérisent, encore aujourd’hui, par leur résistance à l’usure. D’après des documents historiques, durant le règne de l’empereur Jiajing des Ming, en trois ans, on n’a fabriqué que 50 000 briques d’or. A l’époque des Qing, une brique d’or coûtait 1 hectolitre de riz. Transportées à Beijing, les briques subissaient encore un dernier contrôle. Selon les normes de fabrication, chaque brique devait pouvoir émettre un tintement sonore et ne contenir aucune bulle d’air.
Les grosses briques utilisées pour la construction des murs d’enceinte de la Cit ?interdite furent fabriquées à Linqing, dans le Shandong. Dures et lisses, ces briques ont chacune une longueur de 50 cm, une largeur de 25 cm et une épaisseur de 12 cm.
Le siège impérial installé dans la salle de l’Harmonie Suprême est-il d’origine ?
Oui. Mais en 1915, lorsque le seigneur de guerre Yuan Shikai usurpa les conquêtes de la Révolution de 1911 et se proclama empereur de l’Empire chinois, il fit installer dans la salle de l’Harmonie Suprême une chaise basse ?dossier bien haut, parce que, dit-on, il avait les jambes courtes. Yuan siégea sur le trône pendant seulement trois mois. En 1947, on enleva la chaise de Yuan, mais on ne trouva pas l’ancien siège de l’empereur. En 1956, sur une photo ancienne prise en 1900, on réussit ?distinguer la décoration de la salle de l’Harmonie Suprême datant des dernières années de la dynastie des Qing. Puis, on découvrit dans le dépôt du Palais impérial un grand fauteuil en bois laqué d’or et sculpté de motifs de nuages et de dragon. On reconnut là le siège d’origine de l’empereur.
Pourquoi appelle-t-on aussi le Palais impérial la Cité Pourpre Interdite ?
Le Palais impérial abritait la résidence de la famille de l’empereur. Entouré de hauts murs, il interdisait ses portes aux gens du peuple. D’o ?son appellation de Cité Interdite. Dans la Chine antique, la couleur pourpre représentait les nuages de bon augure, et selon la légende, l’Empereur céleste habiterait le Palais Pourpre. En outre, la Constellation du Pourpre symbolise l’empereur. Ainsi pour rehausser le prestige du Palais impérial, on l’appelait la Cité Pourpre Interdite.
Quel grand architecte l’associe-t-on aux travaux du Palais impérial ?
On cite en général Lei Fada. Né en 1619 ?Nankang, province du Jiangxi, dans une famille de menuisiers, Lei Fada travailla à Nanjing, dès sa tendre jeunesse, auprès de son père, ce qui lui permit d’observer les nombreux travaux de construction : temples, palais et pavillons. Plus tard, il continua le métier de son père pour devenir à l’âge de 30 ans un charpentier-dessinateur bien connu.
Dix ans plus tard, il eut enfin la chance d’être convoqué à Beijing, la capitale, pour diriger les travaux de restauration des trois grandes salles du Palais impérial. Grâce à lui, le Palais impérial put conserver son style d’origine. Dès lors, Lei Fada resta à Beijing comme responsable des travaux de construction et de restauration des bâtiments impériaux. En 1693, il mourut à l’âge de 73 ans.
Que symbolisent les dragons et les phénix en bronze qu’on voit au Palais impérial ? Quel est leur usage ?
Le dragon représente l’empereur. Selon la légende, l’empereur est le fils-dragon du Ciel. Le phénix représente l’impératrice, car cet oiseau fabuleux au plumage superbe est, dit-on, immortel. Dans le Palais impérial, les dragons et les phénix en bronze servent de brûle-parfum. On y brûlait alors du bois de santal : on mettait du bois par une fente sur le dos des animaux et une fumée odorante s’échappait de leur bouche.
Que signifiait l’écoute des discussions du gouvernement derrière le rideau ?
L’empereur Xianfeng des Qing mourut en 1961, laissant le trône à son fils Zaichun, encore mineur, et le pouvoir fut placé entre les mains des hauts mandarins. L’impératrice douairière Ci Xi monta alors un coup d’Etat pour présider avec l’impératrice douairière Ci An les affaires d’Etat. Dans la société féodale chinoise, les femmes ne pouvaient détenir directement le pouvoir politique. Ainsi, Ci Xi et Ci An étaient derrière un rideau jaune qui les séparait de l’empereur assis sur le trône. En apparence, le jeune souverain exerçait le pouvoir, mais en réalité c’étaient les femmes derrière le rideau qui décidaient de tout. Dans la Cité Interdite, les audiences eurent lieu à cette époque-là dans le Palais de la Nourriture de l’Esprit, et, lorsque le souverain se trouvait au Palais d’Eté les deux impératrices géraient les affaires d’Etat dans la salle de la Bienveillance et de la Longévit.
Nous avons vu le film le dernier empereur. Quelle était la vie de cet empereur ?
Né en 1906, le dernier empereur s’appelait Aisin Gioro Puyi. Il monta sur le trône à l’âge de 2 ans, en 1908, devenant le dixième empereur de la dynastie des Qing. Après que la Révolution de 1911 renversa la domination féodale qui avait duré plusieurs milliers d’années, le dernier empereur abdiqua le 12 octobre 1911, lors d’une cérémonie présidée par l’impératrice douairière Longyu, et quitta la Cité Interdite en 1924.
Durant la guerre d’agression déclenchée par le Japon contre la Chine, Puyi fut emmené par les Japonais à Changchun, en Chine du Nord-Est, pour devenir l’empereur fantoche du Mandchouko établi par les Japonais. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Armée rouge d’Union soviétique le fit prisonnier en 1945 et le remit à la Chine en 1950. On l’envoya en prison pour une rééducation et en 1959, il fut mis en liberté suivant un décret d’amnistie. Puis, il travailla d’abord dans un jardin botanique, puis dans un institut de recherche d’histoire. Son ouvrage intitulé « La première moitié de ma vie » a eu un grand retentissement.
Combien de servantes et d’eunuques vivaient dans le Palais impérial à l’époque des Ming et des Qing ?
Leur nombre était très important. Vers la fin de la dynastie des Ming, il y avait dans le Palais impérial 9 000 servantes et 100 000 eunuques. A l’époque des Qing, on en diminua le nombre. Un règlement stipula que le nombre d’eunuques ne devait pas dépasser 2 260 et celui de servantes devait se maintenir à 300. Mais leur nombre réel était supérieur. Par ailleurs, on recrutait chaque année des dizaines de milliers de personnes s’occupant de diverses tâches dans la Cité Interdite.
Que signifie l’expression « trois palais et six cours ?
Par « trois palais et six cours » on entend la résidence de l’empereur et de ses épouses. Il y eut un règlement édité avant la dynastie des Qin s’y rapportant. Mais aucun souverain ne le suivit.
A l’époque des Printemps et Automnes, la Chine se composait de nombreuses principautés. Selon le règlement de l’époque, le souverain, au moment d’épouser la fille du roi d’une certaine principauté devait épouser en même temps les princesses provenant d’autres principautés mais portant le même nom que l’épouse principale. Lorsque le roi d’un Etat prenait femme, il devait épouser en même temps deux autres jeunes filles fournies par d’autres Etats. La reine s’installait dans le palais du centre, tandis que les autres femmes du souverain, dans les palais de l’Est et de l’Ouest. D’où le terme de « trois palais ».
L’empereur de la dynastie des Zhou avait six résidences pour installer ses femmes, celle du centre étant occupée par l’impératrice. On les appelait les « six cours ».
Aujourd’hui, l’expression « trois palais et six cours » indique les résidences des femmes de l’empereur.
La vie conjugale de l’empereur devait-elle suivre aussi des règlements ?
Oui. La vie intime de l’empereur avec ses favorites n’était pas secrète. Il y avait des eunuques chargés des affaires personnelles de l’empereur qui s’en occupaient.
Chaque fois que le souverain et son impératrice partageaient la même couche, un eunuque devait se tenir près de la fenêtre à l’extérieur de la chambre. S’il entendait une petite toux provenant de l’empereur, il notait tout de suite sur les « Annales de la vie personnelle de l’Empereur » la date et l’heure auxquelles le couple impérial s’était uni sexuellement et qui allaient plus tard servir de preuve à la grossesse de l’impératrice.
Si l’empereur voulait accorder ses faveurs à ses concubines, il devait suivre des règlements plus rigoureux. Après le dîner, un eunuque présentait à l’empereur un plateau d’argent sur lequel se trouvaient des plaques portant les noms d’un certain nombre de concubines, si l’empereur ne voulait pas de femme, il disait à l’eunuque de s’en aller, et s’il en voulait, il renversait la plaque de la concubine qu’il sélectionnait. Les eunuques allaient tout de suite chercher la concubine convoquée. Celle-ci devait prendre un bain, puis être enveloppée, toute nue, dans un gros manteau et emportée par les eunuques jusqu’au lit de l’empereur. Le souverain l’attendait là mais elle devait l’approcher par le pied du lit en passant sous la couverture. Après l’union charnelle, elle devait sortir par la même voie et être portée de nouveau par les eunuques pour retourner dans sa propre chambre. Pendant que la concubine était avec l’empereur, un eunuque se tenait aussi près de la fenêtre, pour prendre note de la rencontre.
Comment se déroulait la cérémonie de noces de l’empereur des Qing ?
A l’époque des Qing, c’était l’impératrice douairière qui choisissait une épouse pour l’empereur. Cependant, elle devait consulter les avis des princes et des mandarins de haut rang, et l’avis de l’empereur lui-même. Le protocole des noces était extrêmement recherché et strict. D’abord, on présentait les cadeaux de fiançailles à la famille de la future impératrice. Ensuite, on annonçait la nomination de l’impératrice et la date du mariage. Le jour du mariage, un cortège solennel allait chercher la nouvelle mariée, la cérémonie nuptiale, suivie d’un banquet grandiose, était imposante et somptueuse.
Comment se déplaçait l’empereur ?
Durant le règne de l’empereur Qianlong des Qing et pendant les époques ultérieures, les moyens de transport réservés exclusivement à l’usage de l’empereur comprenaient cinq sortes de voitures à chevaux, chars d’or, de peaux d’animaux, de bois, de jade et en forme d’éléphant, deux voitures à bras d’or et de jade, ainsi que trois palanquins. L’impératrice et l’impératrice douairière avaient leurs propres voitures et palanquins.
La place Tian'anmen
La place Tian An Men est actuellement la plus vaste place au monde. Elle est entourée du Musée d’histoire de Chine et du Musée de la Révolution chinoise à l’est et du Grand Palais du Peuple à l’ouest.
Elle a accueilli à maintes reprises les cérémonies de célébration et les passages en revue des forces armées.
La place Tiananmen (littéralement Place de la porte de la Paix Céleste) est située au centre de Pékin. Elle est entourée de monuments reflétant l’histoire de la Chine.
· Période impériale avec la Cité Interdite, au Nord, et les deux immenses portes impériales au Sud, qui donnaient accès à la Ville chinoise
· Période coloniale avec les quelques bâtiments coloniaux européens au Sud Ouest et Sud Est
· Période communiste avec le Palais de l’Assemblée du Peuple à l’Ouest, l’immense portrait de Mao sur la façade de la cité interdite. Au centre de la place, le Monument aux Héros du Peuple est une obélisque qui symbolise le triomphe du peuple communiste. Toujours au centre, mais un peu plus au Sud, le Mausolée de Mao Zedong, bâtiment rectangulaire entouré de longs bas reliefs représentants des combattants de la révolution.
· Et enfin, le Musée historique à l’Est.
C’est également la place centrale, lors du défilé militaire annuel de la fête nationale ; le 1er octobre.
Cette place est également connue pour avoir été le théâtre, en 1989, d’un événement historique sanglant du nom de Manifestations de la place Tiananmen.
History of TianAnMen Square
TianAnMen Gate (actually, 'Men' means 'Gate') was built in 1417 (Ming Dynasty), to complement the Forbidden City. In 1699 (early Qing Dynasty), the TianAnMen was renovated and given its current name.
During the Ming and Qing eras, there was no public square here - the area was filled with offices of the imperial ministries. These were badly damaged during the Boxer Rebellion and the area was cleared to produce the beginnings of TianAnMen Square.
Near the centre of today's square, close to the site of the Mao Zedong Mausoleum, once stood one of the most important gates in Beijing. This gate was known as the 'Great Ming Gate' during the Ming Dynasty, the 'Great Qing Gate' during the Qing Dynasty, and simply '
Unlike the other gates in Beijing, such as TianAnMen and QianMen, this was a purely ceremonial gateway, with three arches but no ramparts, similar in style to the ceremonial gateways found in the Ming Dynasty Tombs.
However, this gate had a special status as the 'Gate of the Nation', as can be seen from its successive names. It normally remained closed, except when the Emperor passed through. Commoner traffic were diverted to two side gates at the western and eastern ends of today's square.
Because of this diversion in traffic, a busy marketplace, called 'ChessGrid Streets', developed in the small, fenced square to the south of this gate.
In the early 1950s, China Gate (as it was then known) was demolished along with the ChessGrid Streets to the south, completing the expansion of TianAnMen Square to its current size.
The new square was used for mass rallies during the Cultural Revolution.
TianAnMen Square was renovated just before the 50th anniversary of China in 1999. TianAnMen Square is a focus for people from all over China both on International Labor Day on May 1 and National Day on October 1st (both are week long holidays in China).
02 janvier 2007
Dali
Arrivée à Dali à 6 heures !
Dali :
Ancienne capitale du royaume de Nanzhao, intégré à la Chine par Kubilai, c'est une ville pleine de charme où les vestiges de son riche passé se rencontrent à tous les coins de rue. C'est aussi la capitale du marbre (marbre se dit dali shi : pierre de Dali) en général blanc veiné de gris et qui rappelle les peintures chinoises classiques (montagnes dans la brume). Dali est la ville de l'ethnie Bai, qui sigifie blanc.
La région est belle et se prête à de nombreuses ballades :
sur le Lac Erhai particulièrement beau au coucher de soleil
autour du lac, en vélo, en passant par de nombreux villages bai où les marchés sont très colorés et odorants : le lac ayant une circonférence d'environ 130 km, prévoir de dormir en route dans les villages ou d'écouter en prenant un bateau
dans la montagne environnante (les monts Cangshan)
Dali est devenu un lieu de ralliement pour de nombreux voyageurs écumants le sud-est asiatique, on y trouve donc des bars, guesthouses et coffee-shop branchés où on parle anglais, écoute du reggae et surfe sur internet.
Pas mal d'artisanat (bijoux en argent dai, tissus divers (chanvre, batik)). Dali étant très touristique, marchander fortement (50 % du prix).
Dali est une ville de la province du Yunnan dans le sud-ouest de la République populaire de Chine. La ville et l'ensemble de la préfecture sont traditionnellement peuplés par les minorités Bai, et, dans une moindre mesure, Yi. C'est aussi la capitale de la Préfecture autonome des Bai de Dali.
Géographie et démographie
Dali est située entre le plateau fertile des monts Cangshan qui s'étendent à l'ouest et le lac Erhai à l'est.
Le district a une superficie de 29 460 Km² et comptait, au recensement de 2000, 3 296 552 habitants, ce qui fait une densité de 111,9 hab/Km².
Répartition par ethnies de la population de Dali (2000) :
Nom de l'ethnie
|
Nombre
|
Pourcentage
|
|
1 659 730
|
50,35%
|
|
1 081 167
|
32,8%
|
|
426 634
|
12,94%
|
|
66 085
|
2,0%
|
|
31 972
|
0,97%
|
|
10 967
|
0,33%
|
|
4 302
|
0,13%
|
|
3 330
|
0,1%
|
Autres
|
12 365
|
0,38%
|
Histoire :
Dali est l'ancienne capitale du Royaume de Nanzhao (VIIIe et IXe siècles) et du Royaume de Dali (937-1253). Au XIIIe siècle, toute la province tombe sous la coupe des Mongols de la dynastie Yuan. Plus tard, Dali a également été le centre de la révolte du sultan Du Wenxiu contre la dynastie Qing. Cette révolte, connue en chinois sous le nom de Du Wenxiu Qiyi, a duré de 1856 à 1873.
La ville de Dali est aussi réputée pour les nombreux marbres qu'elle produit et qui servent soit de matériau de construction soit pour fabriquer des objets d'art. De fait, ces marbres sont si fameux que le mot marbre se dit littéralement en chinois pierre de Dali.
Dali est aujourd'hui une des principales destinations touristiques du Yunnan, à mi-chemin entre Kunming et Lijiang.
Patrimoine et culture :
Dali est l'une des principales destinations touristiques du Yunnan, tant en raison de ses sites historiques et de sa Rue des Etrangers que pour le folklore de la culture bai.
Musée de Dali (dans l'ancienne résidence du sultan Du Wenxiu)
Temple de l'Admiration pour la Divinité (Chong Sheng Si), où se trouve les Trois Pagodes
Source aux Papillons, à l'extérieur de la ville
Le Marché de mars (Sanyue Jie), un festival.
Economie :
Le centre économique est situé dans la ville nouvelle de Xiaguan, à quelques kilomètres de Dali
Marbre (pierre de Dali)
Thé
Aéroport de Dali
L'immensité des territoires chinois invite à la mesure. Impossible d'explorer l'Empire du Milieu en un seul voyage tant les régions et découvertes se multiplient au fil d'un périple fut il de six mois. Au Yunnan sur les marges Sud de l'Empire, les Hans, ethnie majoritaire du peuple chinois se mêlent aux diverses minorités de la république populaire de Chine. Sise aux pieds des contreforts de l'Himalaya, Dali 大理 est la cité du peuple Baï.
Nous avons commencé cette journée par une balade en barque sur le lac Erhai… c’était magnifique ! Des paysages somptueux et une atmosphère calme, idéal pour bien commencer la journée !
Island (Jinsuo Dao), with a small fishing community on the east side and a cave for exploring. On the shore, directly north of the island, is a rocky peninsula crowned by a pavilion and temple. Sacred Buddhist buildings, destroyed and rebuilt many times, have stood on this spot for nearly 1,500 years.
A tiny, picturesque temple island, Xiao Putuo Dao, dating from the 15th century. It is devoted to Guanyin, the Goddess of Mercy. The outside walls have been restored with pointed caves is especially nice. On the shore nearby is the fishing village of Haiyin, whose boatmen are steeped in the lore of the lake. One of their specialties is night fishing for the huge 40-kilogram (88-pound) 'green fish'
Après cette petite balade, un bon repas nous attendait...
Sculptures of Mother Shayi
Protection God Culture and Art Square Bronze sculpture – The Daughter of Erhai Lake
A journey to fulfil your dreams… (photos ci-dessus)
Nan Zhao Style Island is a national tourist destination. On the island one can find many interesting places to see. One can also see much beautiful scenery around the island.
The island is also an art gallery. Ethnic architecture and statues are perfectly integrated into the natural surroundings. Beautifully designed gardens attract many tourists. On the square by the port are the Sculptures of Mother Shayi, inspired by the ancient myth which tells the origin of ethnic groups living in this area. The statue of the Avalokitesvara of Acraya, or Guan Yin Acraya is made of white marble and is the world’s largest statue in the open air. It stands in the centre of the Fu Xing Square (the fortunate star for Yunnan Province). Behind the sculpture are several groups of murals painted in gold, depicting respectively the stories of Guan Yin, the history of Buddhism entering into Yunnan and the themes adapted from some ancient paintings. Protection God Art Square, where arts and shows can be presented, including sculptures of 500 different protection gods that are admired by the local Bai people.
The main building, Nan Zhao Palace, is a multi-functional hotel with all the tourism facilities like a conference hall, a business centre, a gallery, the entertainment facilities and a dining hall. By the rim of the island, several villas stand at the food of the hill on the island. Sitting on the balcony, you can see the opposite village and enjoy the beat of the waves in the morning, the lazy smoke rising from the villagers’ chimneys in the evening, the white moon hanging above your head at night. The beach on the island is an ideal place, if you feel like going swimming and taking a sunbath in the afternoon.
This is the fairyland to fulfil your dream.
The Old Town :
A gate of the Old Town Pagode
Des pagodes uniques
Fierté de Dali à juste titre, les filiformes pagodes fierté ont miraculeusement résisté aux outrages du temps et aux tremblements de terre. Le groupe de San Ta dont la plus haute tour fut érigée en l'an 850 culmine à 69 m. Bel exemple de l'ingénierie asiatique, Quianxum la tour quadrangulaire évoque la structure d'un gratte-ciel avec ces multiples toitures se superposant avec une symétrie parfaite. L' «ancêtre » de nos tours de verre impressionne et montre la maîtrise des artisans d'alors. Une centaine d'année s'écoulèrent avant que les ingénieurs chinois ajoutent deux tours jumelles de forme octogonale. Aisément accessible San Ta est à une vingtaine de minutes de marche au Nord des murailles de Dali. La visite du parc arboré qui a été aménagé aux alentours est des plus plaisant. Toutefois cette visite est des plus frustrantes car les tours sont fermées et s'observent seulement à partir de leur base. C'est d'autant plus décevant que le droit d'entrée au parc est outrageant : 120 yuans (+12 €) alors qu'en ville un délicieux plateau de dim sum (les boulettes farcies cuites à la vapeur) est proposé à 3 yuans ! De plus San Ta ne s'apprécie réellement qu'à une certaine distance mettant en valeur l'architecture de l'ensemble. De même pour la tour isolée d'Yta Si, une pagode érigée au Xème siècle qui à l'heure actuelle n'a pas été restaurée et demeure en accès libre. Mais je laisse là les sites religieux pour explorer la nature environnante fort diversifiée.
Les trois pagodes élégantes surgissent sur la pente de montagne de Cangshan donnant sur le lac Erhai, connu sous le nom de Chonhsheng Santa, les trois pagodes du culte saint. Les bornes limites exceptionnelles de la
Le plus grand des trois, pagode de Qianxun, a 16 rangées qui atteignent une taille de 69.13 mètres (230 pieds). Sa structure, semblable à la petite pagode sauvage d'oie dans Xi'an, capital de province de Shaanxi, est dans un modèle architectural typique de la dynastie de saveur (618-907). Les deux plus petites pagodes à son ouest et les du nord, chaque 42.19 mètres (135 pieds) hauts avec dix rangées, ont un aspect luxueux avec leurs découpages exquis. Elles ont été construites dans les cinq dynasties (907-960). Plus de 600 reliques rares des états de Nanzhao et de Dali ont été découvertes dans les trois pagodes pendant la reconstruction 1978, les rendant bien plus célèbres.
Les pagodes sont parmi les structures les plus omniprésentes dans tout le monde bouddhiste. Leur nom de Sanskrit est le stupa, à l'origine un monticule ou un dôme ou un cylindre rond sur une base carrée avec un axe émergeant vers le haut.
Stupas a probablement évolué en Inde des périodes préhistoriques comme monticules d'enterrement pour les gouverneurs et les héros locaux. La légende indique qu'au cinquième siècle AVANT JÉSUS CHRIST Shakyamuni, le Bouddha historique, invité à avoir ses cendres interred dans un stupa. Depuis que les stupas de temps ont des symboles devenus du Bouddha, des rappels de son existence terrestre, des objets de culte et des endroits de dévotion.
Comme la diffusion de bouddhisme par l'Asie la forme des stupas s'est adaptée à l'architecture locale, provoquant la variété énorme de modèles. D'une manière générale il y a trois types de stupas, ou pagodas, en Chine.
Le modèle de Storied : Ceci résulte du Chinois traditionnel storied l'architecture et est marqué par de grandes fenêtres de forme panoramique de vues et balustrades externes à chaque niveau.
Le modèle de pavillon : Ceci est également connu comme « stupa simple-posé », avec une histoire seulement.
Fermer-eaved ou modèle (de Miyi), ou multi-eaved le modèle : Ces pagodas sont caractérisées par une première histoire spacieuse, de basses histoires suivantes et toutes les gouttières espacées étroitement à une une autre. Windows est petit ou inexistantes et l'espace intérieur est à l'etroit et l'obscurité. Les pagodas de Colse-eaved sont un modèle tôt dont la popularité s'est reposée sur la simplicité et le gracefulness extrêmes de la forme. Elles mieux sont regardées d'une distance où leurs lignes peuvent être vues dans le soulagement contre une montagne ou l'horizon lointain. Le Chongsheng Santa sont clairement du troisième type.
Les pagodas ont été fondées pour deux raisons principales. D'abord, elles étaient des structures saintes qui ont appelé la protection du Bouddha contre les désastres fréquents des inondations et des tremblements de terre. Une inscription de marbre découpée devant Qianxunta soutient les quatre caractères chinois que le yong zhen le shan chuan, soumettent pour toujours les montagnes et les fleuves. Deuxièmement, les pagodas étaient des reliquaires pour les cendres et les os des saints et un entrepôt pour des scriptures et des objets précieux.
Les monts brumeux
A peine sortie des faubourgs de Dali, le monde rural prédomine avec ses rizières et champs méticuleusement travaillés. Tout espace arable est exploité de manière si intensive que l'on pourrait créer un mot spécifique pour désigner l'agriculture jardinage chinois. Il faut dire que l'espace agricole disponible est fort restreint comparé aux 1 300 000 de chinois ++ ! Dali n'échappe pas à la règle, à l'Est la cité est surplombé par les monts Cang Shan que je rebaptise instantanément en « monts brumeux » du fait des nuages qui s'accrochent en permanence aux sommets. Ce petit air du monde fantastique de JRR Tolkien me ravit lorsque j'en entreprends l'ascension.
Elle est des plus aisée car les entrepreneurs locaux ont mis en place un système de télésièges et télécabines qui hissent sans effort le visiteur a mi-hauteur de la montagne. Le panorama est grandiose. En contrebas Dali, ses murailles, ses rizières parsemés de village, puis le grand lac Er Hai où l'on distingue les îles les plus importantes. Au loin, très loin d'autres montagnes forment un arrière plan aux douces teintes jaunes qui tranchent avec le bleu limpide du lac. Une vue imprenable où le groupe de San Ta n'est plus qu'un infime détail dans un panorama dominé par 18 pics dépassant les 3 500 m et dont le plus élevé culmine à 4 122 m !
Mais la visite des monts brumeux ne s'arrête pas là. A grand renfort de labeur, un chemin empierré d'une dizaine de km relie les deux points d'accès au site. Quatre heures et plus sont nécessaires pour cheminer sur les flancs de la montagne car le randonneur va de surprise en surprise. L'aménagement remarquable suit à niveau égal le relief des monts Cang Shan. L'effort physique est quasi inexistant mais tantôt on s'enfonce dans une crevasse, tantôt on ressort sur l'extrémité d'un piton. Les vues et pauses se multiplient à foison. Par endroits le chemin passe par un surplomb, un coup d'œil en contrebas donne le vertige. Au fond, tout au fond s'écoule des torrents dont on perçoit le bruit des cascades. A mi distance une petite bifurcation permet de joindre une série de chutes d'eau limpides. Exceptionnellement la visite est moins aisée, le lit du torrent a si bien lissé et poli la pierre que cela glisse malgré l'aménagement de quelques escaliers taillés à même le roc. A un moment je me demande d'ailleurs ce que je fais là avec un appareil photo dans une main et pas de prise ferme pour l'autre... Secourable des touristes chinois me tire de ce mauvais pas. Nous nous en allons prendre un déjeuner à un restaurant de fortune situé non loin de là. Nouilles fraîches et frites au menu ! Comme à l'accoutumée, les Hans s'expriment à vive voix. Si ce n'était la Chine, ce serait considéré comme extrêmement bruyant. Par bonheur le parcours est long, trop long et nombre de visiteurs s'arrêtent au premier kilomètre et s'en retournent sagement sur leurs pas. Une fois restauré je continue mon périple, m'arrête un moment pour observer les virevoltes des hirondelles nichant en contrebas sur la falaise. La vue plongeante et vertigineuse m'incite à relever la tête. Un regard en hauteur et je devine les sommets des monts perpétuellement pris dans les brumes. C'est sans doute là que commence l'inaccessible univers de Tolkien. Mais j'arrive déjà aux télécabines et redescend doucement vers Dali.
Pêche aux Cormorans
Exit les hauteurs, retour à Dali et cette fois-ci je me dirige vers le lac. Là se niche un spectacle exceptionnel et curieusement assez peu prisé par les touristes locaux. Le lac Er Hai dont la forme évoque celle d'une oreille s'étire sur 40 km vaut le détour en lui-même et pour ses îles et îlots dont certains abritent des temples. Surtout il vaut le déplacement pour ses pêcheurs qui utilisent une technique des plus singulière. Ils pêchent aux cormorans ! Non il ne s'agit pas d'appâts mais bel et bien du volatile marin qui s'en va à la pêche et en ramène le produit à son maître. En compagnie d'un couple de pêcheurs, de deux autres visiteurs et de six cormorans nous partons en campagne. Sagement perchés sur les rebords des barques, les cormorans se jettent à l'eau dès que l'on s'éloigne de la rive. Ils naviguent un instant autour des embarcations, plongent puis remontent en engloutissant un poisson. Enfin presque car leurs cous sont resserrés à la base par une lanière qui bloque les gros poissons et ne laissent passés que les plus petits.
Docilement à l'appel du maître, ils regagnent le navire où ils dégorgent leurs poissons avant de s'en retourner au labeur. Ahurissante technique qui me laisse perplexe mais qui s'avère efficace. Le couple affirme que les six cormorans dont ils disposent peuvent ramener jusqu'à 50 kg de poissons par jour. Du moins ramenaient car la densification de la population autour du lac ainsi que d'autres phénomènes liés à la croissance font que les poissons se font plus rares. L'excursion touristique est devenue vitale mais aide à perpétuer ce mode de pêche multi centenaire. Au retour un cormoran se perche à l'arrière de la barque, il déploie ses ailes et laisse au vent et au derniers rayons d'un soleil couchant le soin de sécher ses plumes. Je savoure ce spectacle unique dans un monde en proie à un modernisme forcené qui ronge peu à peu les derniers carrés de nature. Rien que pour ce spectacle, Dali la ville des Baïs vaut le déplacement.
Voici quelques photos de Dali… :
Lac Erhaï:
Erhai (literally, Ear Lake), just as its name implies, is similar in form of an ear. Two kilometers east of Dali, it is a fresh water lake, and in the middle of it, there are islets and sandbars. Covering 250 square kilometers, the blue, rippling lake and the snow-covered Cangshan Mountain add radiance and beauty to each other. The scene is, therefore, described as "Silver Cangshan and Jade Erhai”.
Three main islands and several temples and villages along the lake's dry eastern shore are worth visiting. About an hour by boat from Xianguan is Golden Shuttle
03 janvier 2007
Lijiang
Spectacle
Resto
It was delicious, but we waited for a long time before eating! The dinner service is not as fast as in France!
It was so bad ...!
Tour en ville de nuit
Chine - Vieille ville de Lijiang
Prenons notre temps... Flânons dans les ruelles de la vieille ville de Lijiang à toutes heures de la journée. Apprécions son calme au lever du soleil, amusons-nous dans la journée de sa cohorte de touristes chinois courant dans les allées en suivant un guide porteur de drapeau, étonnons-nous finalement de sa cohue nocturne chantante et dansante.
La vieille ville de Lijiang est le premier site Unesco chinois que nous visitons dans la province du Yunnan, au Sud du pays alors que nous arrivons du Vietnam. Nous sommes prévenus, le Yunnan n'est pas vraiment la Chine bruyante et agitée du reste du pays et sa situation proche du Tibet, sur les contreforts de l'Himalaya, et son identité culturelle propre y sont sûrement pour quelque chose. Même si la ville nouvelle de Lijiang est quelconque, grisonnante et finalement "moderne à la chinoise", c'est-à-dire avec le flot de néons, d'affiches et de hauts parleurs crachant de la musique publicitaire, la magie opère totalement une fois entré dans la vieille ville. Maisons de bois et de pierre, ponts, ruelles, canaux nous transportent dans une Chine ancienne préservée et accessible.
Voila plus de 800 ans que Lijiang et sa culture Naxi prospèrent, la ville étant adossée aux montagnes environnantes. Etablie dès le XIIIème siècle et sous la responsabilité du gouvernant local "Mu" la cité est embellie et agrandie et Lijiang devient un centre administratif pour le comté autonome de Lijiang Naxi. Indépendante jusque dans son architecture, car la ville s'affranchit des règles de construction de l'époque, ne propose aucune structure définie pour ses rues et n'est pas protégée de remparts.
Cette autonomie engendra un style unique, chaque maison étant adaptée au terrain et aux conditions. La culture Naxi est très influente dans l'architecture des maisons qui sont souvent à deux étages. Les structures sont en bois et pierre quand les murs extérieurs sont plâtrés.
Les encadrements en bois sont flexibles pour pouvoir résister aux tremblements de terre et les madriers verticaux sont inclinés légèrement vers l'intérieur de la maison pour augmenter encore la résistance et la stabilité de l'ensemble. Les toits sont en tuiles et de nombreux éléments en bois sculptés décorent les habitations en proposant des scènes animalières, florales ou tirées de la vie quotidienne des Naxis.
Ces habitations protègent du soleil, du froid, des inondations et des tremblements de terre car la région est soumise à de très nombreuses secousses sismiques qui mettent parfois à mal Lijiang. Une fois par siècle environ mais malheureusement beaucoup plus souvent au cours de ce dernier (1933, 51, 77, 96 et 97) la ville tremble. Et parfois ces secousses viennent étonnement et ironiquement à son secours. Au début des années 90, le désir de croissance de la Chine fit souvent passer le bulldozer par les quartiers historiques et le béton coulât à flot sur les structures centenaires.
Pied de nez à la modernité quand la secousse de 1996 vit s'écrouler les structures nouvelles alors que la vieille ville résista. Prise de conscience du gouvernement en forme de réveil douloureux ! Des millions seront débloqués pour préserver, restaurer et rebâtir la vieille ville et l'expansionnisme dévorant de la cité nouvelle s'arrêtera alors aux abords des ruelles pavées, des canaux et des ponts de la Lijiang historique.
Heureusement pour nous la fin du XXème siècle n'aura pas eu raison de la configuration d'origine de la ville. Les structures des rues et des cours d'eau sont inchangés et les rénovations avec les matériaux traditionnels se font sous contrôle du gouvernement avec la surveillance de la population. L'eau est un élément fondamental de la cité car Lijiang est parcourue par un réseau inégalé de canaux.
L'eau vient depuis le Bassin du Dragon Noir alimenté par de très nombreuses sources de montagne. En ville le cours d'eau se divise en trois, les fleuves de l'Est, du Centre et de l'Ouest. Ces fleuves se divisent en canalisations alimentant chaque maison de la ville, ceci ajouté aux nombreux puits et sources répartis dans la cité. Ces cours d'eau impliquent la répartition de nombreux ponts, plus de 300 au total, qu'ils soient ponts-corridors, ponts-arches, ponts en pierre ou en bois.
Lijiang est "La ville des ponts". La ville dispose même d'écluses utilisant les différents niveaux des cours d'eau afin de nettoyer les rues et en ce sens propose un système d'hygiène publique unique en son genre !
Alors pour profiter de tous ces attraits, autant s'y perdre. Prendre quelque points de repères, comme la place principale, la maison Mu ou tout simplement la montagne en toile de fond qui donnera un repère d'orientation.
S'engouffrer dans la première ruelle et prendre à droite, à gauche, re à droite, en face, re à gauche un peu en diagonale... et s'égarer. Tomber sur une vieille femme Naxi édentée et riante à la vue de ces Européens amusants, croiser le regard curieux d'un enfant et échanger un Ni Hao ! (Bonjour !), soulever le couvercle d'une gamelle fumante d'un vendeur de rue et en lui lançant "Shi shen me ?" (prononcer "che cheun meu ?", c'est à dire "qu'est-ce que c'est ?) Et constater alors la totale faiblesse de notre niveau de chinois à la réponse incompréhensible débitée à deux cent à l'heure (il faut dire que nous avons "commencé" il y a deux semaines et même armés en permanence d'un dictionnaire et de livres de phrases usuelles nous en sommes encore au stade du bredouillage...). Puis finalement repartir en grignotant par exemple un bout de pâte grise frite dans l'huile au goût totalement non identifié offert généreusement par le dit vendeur pris de pitié face à notre curiosité et notre absence de connaissance en matière de gastronomie chinoise. La pâte grise s'avérera être de la gelée de poix, mais d'autre tests restent sans réponses... et peut être est-ce mieux ainsi.
La Chine nous plait et nous amuse et Lijiang est un terrain de jeu délicieux pour nous. Nous sommes restés cinq jours sur place et après avoir passé du temps dans la vieille ville nous avons eu la possibilité de nous promener aux alentours, près du lac, dans un temple bouddhiste tibétain, dans les villages Naxi, visitant un marché local le samedi et assistant à des répétitions de danses traditionnelles qui nous ont fait découvrir avec bonheur d'autres facettes de leur vie culturelle, complémentaires de celles que nous avions pu avoir dans Lijiang.
Cette vieille ville très active (il faut déambuler après dîner dans les rues pavées principales pour constater la vigueur de la vie nocturne) semble faire le pont réussi entre le passé, les traditions et la modernité. La culture Naxi est incroyablement vivace et il semble que la population et le gouvernement chinois aient bien compris l'importance d'entretenir la vieille ville Lijiang.
Même si le classement sur la liste du Patrimoine Mondial en 1997 induit inévitablement un tourisme de masse (les ruelles sont bondées les après-midi du week-end de visiteurs arborant tous la même casquette de couleur identifiant un groupe suivant un drapeau de même couleur - un spectacle en soit), la vieille ville exhale un parfum de Chine d'autrefois que les visiteurs ne semblent pas corrompre.
Alors si vous êtes de passage à Lijiang, un conseil, flânez, flânez le plus possible aux heures calmes et dans les ruelles les plus excentrées pour profiter du charme inégalé qui se distille de ses maisons, de ses ruelles, de ses canaux et surtout de ses habitants.
Lijiang
Mercredi 3 janvier 2007
10 heures : départ pour Lijiang avec notre chauffeur de taxi de la veille !
Parc ethnique à 13 heures
Parc
Chine - Vieille ville de Lijiang
Prenons notre temps... Flânons dans les ruelles de la vieille ville de Lijiang à toutes heures de la journée. Apprécions son calme au lever du soleil, amusons-nous dans la journée de sa cohorte de touristes chinois courant dans les allées en suivant un guide porteur de drapeau, étonnons-nous finalement de sa cohue nocturne chantante et dansante.
La vieille ville de Lijiang est le premier site Unesco chinois que nous visitons dans la province du Yunnan, au Sud du pays alors que nous arrivons du Vietnam. Nous sommes prévenus, le Yunnan n'est pas vraiment la Chine bruyante et agitée du reste du pays et sa situation proche du Tibet, sur les contreforts de l'Himalaya, et son identité culturelle propre y sont sûrement pour quelque chose. Même si la ville nouvelle de Lijiang est quelconque, grisonnante et finalement "moderne à la chinoise", c'est-à-dire avec le flot de néons, d'affiches et de hauts parleurs crachant de la musique publicitaire, la magie opère totalement une fois entré dans la vieille ville. Maisons de bois et de pierre, ponts, ruelles, canaux nous transportent dans une Chine ancienne préservée et accessible.
Voila plus de 800 ans que Lijiang et sa culture Naxi prospèrent, la ville étant adossée aux montagnes environnantes. Etablie dès le XIIIème siècle et sous la responsabilité du gouvernant local "Mu" la cité est embellie et agrandie et Lijiang devient un centre administratif pour le comté autonome de Lijiang Naxi. Indépendante jusque dans son architecture, car la ville s'affranchit des règles de construction de l'époque, ne propose aucune structure définie pour ses rues et n'est pas protégée de remparts.
Cette autonomie engendra un style unique, chaque maison étant adaptée au terrain et aux conditions. La culture Naxi est très influente dans l'architecture des maisons qui sont souvent à deux étages. Les structures sont en bois et pierre quand les murs extérieurs sont plâtrés.
Les encadrements en bois sont flexibles pour pouvoir résister aux tremblements de terre et les madriers verticaux sont inclinés légèrement vers l'intérieur de la maison pour augmenter encore la résistance et la stabilité de l'ensemble. Les toits sont en tuiles et de nombreux éléments en bois sculptés décorent les habitations en proposant des scènes animalières, florales ou tirées de la vie quotidienne des Naxis.
Ces habitations protègent du soleil, du froid, des inondations et des tremblements de terre car la région est soumise à de très nombreuses secousses sismiques qui mettent parfois à mal Lijiang. Une fois par siècle environ mais malheureusement beaucoup plus souvent au cours de ce dernier (1933, 51, 77, 96 et 97) la ville tremble. Et parfois ces secousses viennent étonnement et ironiquement à son secours. Au début des années 90, le désir de croissance de la Chine fit souvent passer le bulldozer par les quartiers historiques et le béton coulât à flot sur les structures centenaires.
Pied de nez à la modernité quand la secousse de 1996 vit s'écrouler les structures nouvelles alors que la vieille ville résista. Prise de conscience du gouvernement en forme de réveil douloureux ! Des millions seront débloqués pour préserver, restaurer et rebâtir la vieille ville et l'expansionnisme dévorant de la cité nouvelle s'arrêtera alors aux abords des ruelles pavées, des canaux et des ponts de la Lijiang historique.
Heureusement pour nous la fin du XXème siècle n'aura pas eu raison de la configuration d'origine de la ville. Les structures des rues et des cours d'eau sont inchangés et les rénovations avec les matériaux traditionnels se font sous contrôle du gouvernement avec la surveillance de la population. L'eau est un élément fondamental de la cité car Lijiang est parcourue par un réseau inégalé de canaux.
L'eau vient depuis le Bassin du Dragon Noir alimenté par de très nombreuses sources de montagne. En ville le cours d'eau se divise en trois, les fleuves de l'Est, du Centre et de l'Ouest. Ces fleuves se divisent en canalisations alimentant chaque maison de la ville, ceci ajouté aux nombreux puits et sources répartis dans la cité. Ces cours d'eau impliquent la répartition de nombreux ponts, plus de 300 au total, qu'ils soient ponts-corridors, ponts-arches, ponts en pierre ou en bois.
Lijiang est "La ville des ponts". La ville dispose même d'écluses utilisant les différents niveaux des cours d'eau afin de nettoyer les rues et en ce sens propose un système d'hygiène publique unique en son genre !
Alors pour profiter de tous ces attraits, autant s'y perdre. Prendre quelque points de repères, comme la place principale, la maison Mu ou tout simplement la montagne en toile de fond qui donnera un repère d'orientation.
S'engouffrer dans la première ruelle et prendre à droite, à gauche, re à droite, en face, re à gauche un peu en diagonale... et s'égarer. Tomber sur une vieille femme Naxi édentée et riante à la vue de ces Européens amusants, croiser le regard curieux d'un enfant et échanger un Ni Hao ! (Bonjour !), soulever le couvercle d'une gamelle fumante d'un vendeur de rue et en lui lançant "Shi shen me ?" (prononcer "che cheun meu ?", c'est à dire "qu'est-ce que c'est ?) Et constater alors la totale faiblesse de notre niveau de chinois à la réponse incompréhensible débitée à deux cent à l'heure (il faut dire que nous avons "commencé" il y a deux semaines et même armés en permanence d'un dictionnaire et de livres de phrases usuelles nous en sommes encore au stade du bredouillage...). Puis finalement repartir en grignotant par exemple un bout de pâte grise frite dans l'huile au goût totalement non identifié offert généreusement par le dit vendeur pris de pitié face à notre curiosité et notre absence de connaissance en matière de gastronomie chinoise. La pâte grise s'avérera être de la gelée de poix, mais d'autre tests restent sans réponses... et peut être est-ce mieux ainsi.
La Chine nous plait et nous amuse et Lijiang est un terrain de jeu délicieux pour nous. Nous sommes restés cinq jours sur place et après avoir passé du temps dans la vieille ville nous avons eu la possibilité de nous promener aux alentours, près du lac, dans un temple bouddhiste tibétain, dans les villages Naxi, visitant un marché local le samedi et assistant à des répétitions de danses traditionnelles qui nous ont fait découvrir avec bonheur d'autres facettes de leur vie culturelle, complémentaires de celles que nous avions pu avoir dans Lijiang.
Cette vieille ville très active (il faut déambuler après dîner dans les rues pavées principales pour constater la vigueur de la vie nocturne) semble faire le pont réussi entre le passé, les traditions et la modernité. La culture Naxi est incroyablement vivace et il semble que la population et le gouvernement chinois aient bien compris l'importance d'entretenir la vieille ville Lijiang.
Même si le classement sur la liste du Patrimoine Mondial en 1997 induit inévitablement un tourisme de masse (les ruelles sont bondées les après-midi du week-end de visiteurs arborant tous la même casquette de couleur identifiant un groupe suivant un drapeau de même couleur - un spectacle en soit), la vieille ville exhale un parfum de Chine d'autrefois que les visiteurs ne semblent pas corrompre.
Alors si vous êtes de passage à Lijiang, un conseil, flânez, flânez le plus possible aux heures calmes et dans les ruelles les plus excentrées pour profiter du charme inégalé qui se distille de ses maisons, de ses ruelles, de ses canaux et surtout de ses habitants.
04 janvier 2007
Lijiang
Balade à cheval de 9 heures à midi. Rien de tel qu’un air vivifiant le matin pour se réveiller !
Visite d’un parc : The World Heritages Park of Lijiang.
In the park, we can see famous scenic spots of Lijiang in concentrating states. Here we can not only appreciate the wonderful and beautiful sceneries but also feel the mysterious and harmonious world of nature and culture of Naxi People. By the way, there is an Exhibition Center of the Three ParalellRivers. As we all know, it’s the best way and guide for knowing adeut Lijiang.
Action parc
Shangri-la
"Shangri-la", un mot en vogue après la IIème Guerre Mondiale et qui a été utilisé dans nombreuses chansons, noms d'hôtels et restaurants, évoque "un paradis loin du tumulte du monde". En réalité, "Shangri-la" est un mot tibétain qui signifie "Pays du sacré et de la paix".
L'expression "Shangri-la" vient du roman de James Hilton, "L'Horizon Perdu", dans lequel trois pilotes américains, parcourant la route aérienne Sino-Indienne durant la Seconde Guerre Mondiale, se sont écrasés dans un pays "d'éternité, de tranquillité et de paix". Ils évoquent "ses monts enneigés, ses prairies, ses plateaux à terre rouge, les trois rivières qui la traversent, ainsi que le peuple tibétain avec son thé couleur de neige et ses lamaseries". Les pilotes, recueillis et soignés par des Tibétains, ont ensuite pu rejoindre leur pays.
Selon les archives historiques, un avion américain s'est effectivement écrasé dans la région de Zhongdian en 1944. Une enquête soignée de ces archives a révélé que le magnifique "Shangri-la" décrit dans le roman de James Hilton était bien la région de Zhongdian.
Aujourd'hui encore, le mystérieux et envoûtant Comté de Zhongdian est un paradis sauvage caché.
En visitant la Préfecture Autonome Tibétaine de Deqin, on est transporté dans un pays où une tranquillité mystérieuse règne dans des paysages variés.
Trois monts enneigés – Meili, Baimang, et Haba – dominent majestueusement le paysage, et deux fleuves aux rives escarpées le traversent: la Rivière aux Sables d'Or (Yangtzé), et le Lancang (Mékong). Les lacs miroitant dans les vastes prairies entre les pics enneigés, ressemblent à des agates incrustées dans des tapis d'émeraudes.
Les troupeaux paissent nonchalamment dans les prairies où la végétation colorée est balancée par la brise. Dans la profondeur des forêts vit un monde d’animaux rares.
La Nature a doté le "Shangri-la" d’une grande richesse naturelle, et les 100 000 membres des ethnies locales – Tibétains, Lisus, Naxis et Yis – y vivent en harmonie. Comme leur environnement, ils sont bons, honnêtes et très accueillants.
http://fr.yunnantourism.com/destina/deqen/shangri_la.htm
05 janvier 2007
Lijiang
Vendredi 5 janvier 2007
Resto français le petit paris
07 janvier 2007
Résumé
Conclusion :
Ce qui est dur en Chine
La Chine n'est pas forcément un pays facile à visiter. Tout d'abord, la barrière de la langue est grande mais il existe aussi toute une série de comportements qui nous choquent et ne correspondent pas à nos notions de savoir-vivre.
Le crachat : homme comme femme, les chinois aiment cracher par terre dès le petit matin en se raclant la gorge façon Gozilla. Dans la rue, ça peut passer mais lorsque vous prenez un bus tôt le matin et que votre voisin décide de lâcher un énorme crachat juste à vospieds, la nausée peut vous prendre.
Les queues : le fair play n'est pas vraiment de mise et on dirait que faire la queue pour un billet de train devient un enjeu de vie ou de mort. Forcément, quelqu'un cherchera à vous dépasser. Soyez ferme, les chinois ont tendance à plus respecter la force que la courtoisie.
Les prix : en dehors des transports publics et des restaurants, il vous faudra toujours négocier les prix. Si on peut s'amuser à ce jeu, avoir à le faire tout le temps devient vite fatiguant. Néanmoins, c'est un sport local pratiqué par tous et en définitive, tout y est moins cher que chez nous...
Les toilettes publiques: les toilettes publiques sont souvent un caniveaau où au fond passe une rigole d'eau, quelque fois, c'est juste les excréments qui s'entassent depuis des dizaines d'années en dessous. L'odeur peut atteindre un niveau nauséabond que vos narines expérimenteront pour la première fois. A cela s'ajoute qu'il n'y a pas ou presque de cloison. Tout à leur affaire, les chinois peuvent y rester plusieurs minutes accroupis en train de fumer leur cigarette (les cendriers sont prévus à bonne hauteur) en train d'observer cet occidental fesses à l'air, qui n'arrive pas à tenir accroupi malgré ses dérangements intestinaux...
Ne pas faire :
- Faire perdre la face : c'est le plus grave que vous puissiez faire. Il est important de ne jamais humilier une personne. Même si vous êtes très mécontent, ménagez toujours une porte de sortie à votre interlocuteur, de plus vous n'obtiendrez rien à lui faire perdre la face, il se refermera comme une huître et vous fuiera.
- Photos : les chinois acceptent plus ou moins bien d'être pris en photo. Il est important de demander son accord aux gens avant de les photographier. Vous aurez beaucoup de oui et autant de non mais au moins vous n'offenserez personne. Commencez par discuter comme vous pouvez ou par acheter quelque chose si c'est un marchand, vous aurez alors plus de chances que la personne accepte.
- Baguettes : planter ses baguettes dans son riz ou les croiser sur son assiette sont signes de malheur.















































































































